
Ne pas rire , ne pas déplorer , ne pas détester , mais de comprendre. (spinoza)
Mémoire d’un Marocain d’Algérie
Récit d’une déportation
Nous sommes le mois de décembre 1975 et ça coïncide avec la fête de l’Aid el Kébir. Un camarade de classe m’interpelle. Il m’informe que la police me demande . La famille est pour sa part déjà détenue. Je n’ai même le temps de retourner en classe pour récupérer mes cahiers.Mon cartable est en effet à la maison. Je quitte le collège au vu au su de tous le monde pendant la récréation. Je me sens choqué et humilié. Je monte dans le fourgon de la police. Un policier m’y dit :" vous partez au Maroc pour insulter le roi Hassan 2."







Encore ignorée des manuels basiques d’histoire sur les deux rives de la méditerranée, contemporaine des Phéniciens, Grecs et Romains… notre patrimoine est victime d’une injustice incompréhensible puisque sa présence n’est pas à démontrer. Sa tradition orale plus forte que l’écrit l’a plongé dans l’oubli des parchemins mais la mémoire elle, n’a eu de cesse de se renforcer au fil du temps pour aujourd’hui réhabiliter les caractères Tifinagh qui couvraient jadis les parois rocheuses.
